Laboratoires Majorelle

Infections génitales

Une mycose est une infection fongique provoquée par des champignons microscopiques.

La candidose vulvo-vaginale (CVV), ou vulvo-vaginite candidosique, est une infection caractérisée par une inflammation et/ou une infection du vagin et de la vulve causées par une levure du genre Candida.  Cette mycose est très fréquente chez les femmes jeunes ou d’âge moyen (7 femmes sur 10 en période d’activité génitale en sont atteintes au moins une fois).


Elle est  le plus souvent banale et bénigne, et constituée d’un épisode isolé unique. Mais elle est parfois sujette à des récidives (parfois plus de 4 épisodes par an), et peut entrainer une gêne importante qui impacte alors la qualité de vie des patientes.

Des champignons microscopiques à l’origine d’une candidose


L’espèce de Candida la plus fréquemment isolée à l’origine de la candidose est Candida albicans, dont le nom vient de la couleur blanche ((albicans signifie « blanchâtre »).
C’est un champignon unicellulaire très répandu qui vit à l'état naturel dans les muqueuses de l'être humain (système digestif, flore vaginale) où il est parfaitement toléré et n'entraine habituellement aucune maladie ou symptôme en particulier. 

Il devient pathologique et peut provoquer des mycoses quand les défenses immunitaires de l’organisme sont affaiblies (après un traitement antibiotique, ou chez des patientes traitées pour un cancer), ou à l’occasion de variations hormonales chez la femme (grossesse, péri-ménopause). Les Candida se reproduisent alors rapidement et envahissent leur hôte.
Ils sont en effet capables de proliférer très rapidement dans un milieu propice, notamment avec des conditions d’humidité et de chaleur qui leur sont favorables, comme c’est le cas à l’intérieur du vagin.

Ils adhèrent à la paroi vaginale, modifiant leur forme pour échapper aux défenses immunitaires, passant de la forme levure à la forme moisissure dotée de filaments qui vont envahir la muqueuse et provoquer des réactions inflammatoires.

Les signes cliniques de la candidose sont caractéristiques, avec présence de pertes blanchâtres et crémeuses (leucorrhée) sur une muqueuse vulvo-vaginale rouge et sèche (érythème) présentant souvent des lésions de grattage. 

Les symptômes sont principalement de fortes démangeaisons (prurit intense à recrudescence nocturne), des sensations de brûlures, des troubles urinaires (dysurie, brûlures à la miction), et des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie).
Il n’existe généralement pas d’odeur gênante.
Une candidose n’est pas une infection sexuellement transmissible, la contamination pénis-vagin n’ayant lieu que dans de rares cas.

Même si les aspects cliniques sont très évocateurs, l’examen biologique peut se révéler utile (examen de prélèvements sous microscope). La mise en culture au laboratoire médical, pratiquée en cas de récidives, donne des colonies de levures rondes ou ovalaires (blastospores), de couleur blanche ou crème (rappelant la signification du terme albicans), bourgeonnantes et souvent accompagnées de filaments appelés filaments mycéliens.

Des toilettes intimes trop fréquentes, avec notamment des douches vaginales, et utilisant  des produits inadaptés (antiseptiques, savons à pH trop acide) favorisent la survenue de candidoses. De même le port de vêtements trop serrés, en matière synthétiques, ou humides (maillot de bain mouillé), crée des conditions favorables au développement d’une mycose.

 

Le traitement d’un épisode de candidose vulvo-vaginale utilise des médicaments qui appartiennent à la classe des dérivés azolés, dont le mode d’action est d’inhiber la synthèse de l’ergostérol, un élément constitutif essentiel de la cellule fongique, pour la tuer.


Ils sont généralement administrés par voie locale, sous la forme d’ovules vaginaux (1 ovule 3 j de suite ou 1 ovule en prise unique selon la forme galénique) et de crème en cas d’extension vulvaire (2 fois/j pendant environ 1 à plusieurs semaines).
Dans le cas d’une mycose vulvovaginale récidivante (CVVR), le traitement associe un traitement d’attaque, destiné à traiter l’épisode en cours, suivi d’un traitement d’entretien prolongé qui repose sur l’administration d’antifongiques par voie orale et/ou locale.

La toilette intime doit se faire avec un savon alcalin ou à pH neutre.

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