Laboratoires Majorelle

Dysfonction érectile

L’érection est considérée par beaucoup d’hommes comme le baromètre de leur virilité.

De la simple panne sexuelle à des troubles plus fréquents, l’altération de cette capacité n’est pas toujours simple à accepter ou à comprendre. Elle déclenche souvent anxiété, sentiment de culpabilité qui mine la vie des hommes et de leurs partenaires, et difficultés à demander de l’aide à un professionnel de santé. Il s’agit pourtant d’un symptôme répandu qui peut être traité.
Des érections insuffisantes, qualifiées d’impuissance lorsque le problème est persistant, sont fréquentes : un homme sur 3 après 40 ans en souffre, et cette proportion ne fait qu’augmenter avec l’âge. Le terme médical pour définir ces problèmes d’érection est Dysfonction érectile. La dysfonction érectile est évoquée quand un homme est dans l’impossibilité d’avoir ou de maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel satisfaisant. Les troubles de l’érection doivent persister au moins depuis 3 mois pour que le diagnostic de dysfonction érectile soit posé.

 

Connaître l’anatomie du pénis…

 

L’érection normale est un processus réflexe complexe qui impose de bien connaître l’anatomie du pénis.  

Le pénis est composé de 3 structures cylindriques capables de se gorger de sang pour créer et maintenir une érection. 

Les deux corps caverneux sont les piliers de l’érection : symétriques, ils sont situés à gauche et à droite sur le dessus du pénis. Ils ont pour rôle, lorsqu’ils sont gonflés, de rendre le sexe suffisamment rigide pour permettre la pénétration.  

Le corps spongieux est situé sur le dessous du pénis, à la face ventrale des corps caverneux. Il compose le gland et se prolonge sur toute la longueur du pénis où il entoure et protège l’urètre par lequel s’évacue l’urine ou le sperme. Au cours de l’érection il se remplit également de sang mais reste souple pour maintenir l’urètre ouvert pour le passage du sperme.

La vascularisation pénienne est constituée d’artères qui permettent l’afflux sanguin lors de l’érection, et de veines en assurent le drainage.
L’innervation du pénis est assurée par le nerf dorsal, qui va transmettre le signal de l’érection.

Le tissu érectile des corps caverneux a une organisation caractéristique souvent comparée à la structure d’une éponge, avec un ensemble de petits compartiments qui se contractent sur eux-mêmes pour empêcher le sang d’y pénétrer lorsque le pénis est au repos (état flaccide), ou qui se relâchent pour laisser le sang artériel affluer et les remplir lors de l’érection.   

Les troubles de l'érection

Les troubles de l'érection

 

…pour comprendre le phénomène d’érection

 

Le cerveau transforme des perceptions sensorielles ou visuelles en excitation sexuelle et envoie le signal  de l’érection: le relâchement des cellules musculaires lisses entraîne la vasodilatation des artères, et  les tissus érectiles se  remplissent de sang et le pénis augmente de volume (phase de tumescence). Les veines chargées d’assurer le drainage sont comprimées, la pression augmente et le pénis se gorge de sang : il devient rigide (phase de rigidité).
Après l’éjaculation l’afflux de sang artériel diminue pendant que se rétablit le retour veineux, le pénis diminue de volume (phase de détumescence) et reprend sa taille et son état au repos (flaccidité). 

Le phénomène d’érection nécessite que les transmissions nerveuses et le système vasculaire fonctionnent parfaitement, que les tissus érectiles soient normaux et opérationnels, et que le contexte hormonal et l’état psychologique soit favorables. 

L’atteinte de l’un de ces facteurs, et a fortiori de plusieurs, peut conduire à une dysfonction érectile.

Une érection déficiente peut être d’origine organique, psychologique ou les deux.

 

Les causes organiques

 

Dans la plupart des cas, une cause organique est à l’origine des troubles de l’érection : certaines conditions pathologiques (maladies), des traitements médicamenteux, ainsi que l’hygiène de vie  peuvent être impliqués.

Les causes organiques regroupent des maladies qui peuvent altérer le système vasculaire, le système nerveux ou les hormones. 

Les maladies cardio-vasculaires sont concernées au tout premier rang. Diabète, hypertension artérielle, hyperlipidémie, ou athérosclérose affectent la vasodilatation des vaisseaux, ce qui va altérer l’afflux sanguin et la fonction érectile au niveau du pénis. 

Les maladies neurologiques (accidents vasculaires cérébraux, sclérose en plaques, maladie d’Alzheimer, mais aussi traumatisme du système nerveux…) ou des déséquilibres hormonaux (insuffisance en hormones mâles liée à un hypogonadisme, maladies thyroïdiennes…) provoquent eux aussi des dysfonctions érectiles. 

Au niveau de la verge, certaines pathologies spécifiques sont également à l’origine de troubles de l’érection (maladie de Lapeyronie, avec fibrose des tissus érectiles).

Un certain nombre de médicaments ont également un impact négatif connu sur la fonction érectile. On parle alors d’iatrogénie médicamenteuse. Le problème est fréquemment  rencontré, notamment avec des thérapeutiques comme les antihypertenseurs, les antidépresseurs, les tranquillisants, les hypolipémiants, ou la chimiothérapie. 

Il est à noter qu’un geste chirurgical au niveau pelvien (prostatectomie radicale) peut lui aussi avoir comme conséquences des troubles de l’érection.


Enfin une mauvaise hygiène de vie induit elle aussi des altérations de l’érection. Le risque de dysfonction érectile est beaucoup plus important chez un homme en surpoids ou obèse. La sédentarité, le tabagisme, l’alcoolisme ou la toxicomanie sont associés à l’impuissance. 

 

Les causes psychiques 

 

Chez beaucoup d’hommes, la fonction érectile peut être perturbée par le stress, un problème psychologique ou une réaction émotionnelle. Des troubles anxieux, une faible estime de soi, une relation affective perturbée, ou une dépression peuvent déclencher ou aggraver une  dysfonction érectile.

La prise en charge de la dysfonction érectile

Décider de parler de ses difficultés d’érection à un professionnel de santé est une étape décisive. Bien souvent c’est le médecin traitant qui va d’abord accompagner l’homme et le couple. Si nécessaire il saura orienter son patient vers d’autres professionnels, comme l’urologue ou le sexologue.
Grâce à des questions sur la fréquence, la qualité, la durée des érections, l’état actuel des relations dans le couple,  le dialogue avec le praticien va permettre de diminuer le sentiment d’échec (anxiété de performance), de mieux caractériser le problème, d’en évoquer les causes, de découvrir les facteurs de risque et d’évaluer la nécessité de tests supplémentaires.
Le conseil sexuel sera ensuite éventuellement associé à la prescription d’un traitement adapté.

 

 

Plusieurs types de médicaments sont disponibles sur prescription médicale. Présentant des modes d’action et des modes d’administration différents, ils permettent de proposer  une solution thérapeutique adaptée à chaque patient.

 

Les traitements par voie orale.

 

Les médicaments à prendre par voie orale sont souvent prescrits. Proposant un mode de prise  « à la demande » pour une utilisation ponctuelle, ou en continu pour un besoin plus quotidien, ils présentent des contre-indications et des précautions d’emploi qu’il est nécessaire de bien respecter. Les effets secondaires de ces médicaments sont liés à leur mode d’action, et le médecin choisit telle ou telle molécule en fonction de son patient.

 

Les traitements par voie locale.

 

Le traitement local est destiné à induire une érection.
L’une des modalités consiste à pratiquer une injection dans le pénis. Une autre fait pénétrer un applicateur à l’intérieur de l’urètre pour y déposer le produit sous la forme d’un petit bâton destiné à fondre. Ces traitements nécessitent l’apprentissage auprès d’un professionnel de santé, de façon à minimiser les risques de douleur ou de mauvaise administration.
Aujourd’hui la même molécule peut être administrée par voie topique au moyen d’une goutte de crème déposée à l’extrémité du pénis.

 

L’utilisation d’une pompe à vide.

 

L’utilisation d’une pompe à vide appelée vacuum peut être prescrite. Il s’agit d’un moyen mécanique utilisé juste avant un rapport sexuel, et qui va permettre au pénis de se remplir de sang. L’érection obtenue est maintenue grâce à la pose d’un anneau de constriction à la base du pénis, qui peut rester en place jusqu’à 30 minutes.

 

L’opération chirurgicale.

 

En cas d’échec ou d’impossibilité des précédentes solutions, la mise en place chirurgicale d’implants péniens dans les corps caverneux reste une solution pour certains patients. Ces prothèses peuvent être semi-rigides ou gonflables. 

 

LIENS UTILES POUR EN SAVOIR PLUS

Fédération Française de Sexologie et de Santé Sexuelle - FF3S

Association pour le Développement de l’Information et de la Recherche sur la Sexualité - ADIRS

Société Francophone de Médecine Sexuelle - SFMS

 

 

 

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